DeadWeether

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Le 10 avril 1994, sort le premier disque de cet étonnante formation californienne.Les influences revendiquées sont les PIXIES, NIRVANA, GREEN DAY mais WEEZER c'est autre chose que les groupes citées. De la Pop Noisy s'il fallait résumer le style.C'est surtout une vision musicale particulière (décalée), celle de son leader Rivers Cuemo, qui juste après ce disque est retourné à l'université, pas pour longtemps...

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Rien à dire, rien à faire : le cas WEEZER ne semble décidément pas près d’être élucidé. Chaque fois que l’on croit comprendre son étrange leader, il parvient malgré tout à surprendre, à désarçonner. Deux pseudos séparations, des périodes d’hyperactivité suivies de longs silences, un album solo annoncé pendant des mois et finalement réduit à une vague compile de démos… Cuomo prend un plaisir manifeste à ne jamais être là où l’attendent ses fans, honorant sa réputation d’être un dangereux malade sous couvert de faire sautiller les teenagers du monde entier. Quinze ans que ça dure . Et ce n’est a priori pas près de s’arrêter. Bien au contraire : à quelques jours de ses trente-huit ans, Cuomo vient peut-être de publier son disque le plus singulier à ce jour. Et il est probable que cette fois-ci, nous ne soyons pas bien nombreux à le défendre.

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RIVERS CUEMO (profession "Leader")

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S'il y a un métier où le cumul des postes n'effraie personne, c'est bien musicien. Non content d'être le chanteur et guitariste des WHITE STRIPES et des RACONTEURS, Jack White sera le batteur de son troisième groupe : THE DEAD WEATHER.

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JACK WHITE (profession "Leader")

Le responsable du "pooo pola-po-po-pooo-laaa" qui nourrit de nombreuses soirées (y compris dans les stades) revient donc avec une équipe de rêve : Alison Mosshart des KILLS au chant, Jack Lawrence des RACONTEURS à la basse et Dean Fertita des QUEENS OF THE STONE AGE à la guitare.C'est du du Rock 'n 'Blues énervé par ce super groupe monté par Jack White. Basé à Nashville, le groupe THE DEAD WEATHER a déjà enregistré deux albums : "Horebound" et le second ... Le fameux "Sea of cowards" qui offre de nouvelles lettres de noblesse à la rock culture.

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Le génie de Jack White fait une nouvelle fois merveille sur le nouvel album du side-project The Dead Weather, avec Sea of Cowards. Un album, qui fait figure de leçon de rock, véritable démonstration d’une intensité débridée et flamboyante. Une claque redoutablement violente, malsaine, dérangeante, à la limite de la folie et d’un hypnotisme effrayant. Mais, ne fuyez pas à toutes jambes… Sea of Cowards est là pour vous emmener vers un ailleurs, que vous ne visiterez pas si souvent. L’objet est unique en son genre et ne vous laissera pas insensible, loin de là.

Ouverture sur le titre Blue Blood Blues. C’est gras d’entrée de jeu, on ne perd pas de temps, on entre dans le vif du sujet sans se poser de questions. La rugosité de ce titre affiche la couleur du successeur de Horehound et vous embringue dans un trip, qui va presque vous faire mal. Ca rentre dans le ventre avec une puissance incroyable de vélocité. La bête se fait toujours aussi habitée. Alison Mosshart a envie d’en découdre comme jamais et l’on sent, que ce premier titre en garde sous le coude, comme pour dire : “Attention… T’as encore rien entendu.”

Vous avez aimé le titre I Cut Like a Buffalo dispo sur Horehound ? Vous serez attrapé par Hustle and Cuss, qui fait office de suite logique au titre précédemment cité. Les Dead Weather y multiplient les breaks, les relances épaisses, pas de chichi, ça file à toute allure et ça envoie dur. On ressent toujours aussi fortement le côté Jam dans une cave sombre et enffumée entre zikos de talents.

Petite nuance dans l’humeur des Dead Weather avec The Difference Between Us, aux sonorités proches des Kills. Intro synthétique et batterie en rafale vous assaillissent et vous renvoient directement au clip de Treat me Like Your Mother,Mosshart et White se la jouaient duel au M16. En trois titres, ce groupe confirme une présence incroyable et Jack White devient un intouchable.