Vent blanc, noir cavalier
Les flocons (partie intégrante du livre) en nombre forment les conditions de la situation, obligent d'abord au huit-clos, puis handicapent la fuite, et rendent difficile la poursuite. Mais aussi la neige semble fondre au fur et à mesure des pages empruntées, nous partageons le clair obscur des intentions de chacun des personnages. Infusion de poèmes, strates de sentiments, quêtes insondables, de multiples versants pour ces âmes tourmentées et déterminées. Le terme n'est pas une finalité, même si les empreintes dans la voie poudreuse seront effacées, leurs traces creusées par la lave résonneront encore pour ceux qui vivent toujours dans l'absolu.
Un roman déterminant, une expérience philosophique dont le lecteur ne sortira pas indemne. L'hommage à la cinémitrailleuse Akira Kurozawa n'est pas enrayée.
Larmes dans ses yeux
Caresse de ses cheveux
Et je suis comblé
Je ne comprends pas, seigneur
Pourquoi m'avoir épargné
Sous les fleurs de cerisiers ?
Vous me sembliez affreux,
Cavalier noir, et vos coups,
Tout honorables qu'ils fussent,
Me faisaient tant enrager
D'une rage pourtant juste.
Ce soir néanmoins, je donne
Ma main de fort bonne grâce.
Car j'ai pris la décision.
J'ai vu le soleil briller
Sur les belles fleurs des champs.
J'ai chevauché le vent blanc.
1862, Okoko (1771-1862)
Ce ne fut pas simple
D'en arriver jusqu'ici
Et regardez bien :
Les fourmis sont impatientes
De manger ce qui fut de moi
1794 Izzi





