1959

ornette-coleman 1959

1962

Tout s'est passé comme si la musique d'Ornette Coleman avait été entière d'emblée : à prendre ou à laisser. Dès son premier disque le ton est donné. Ornette s'est toujours installé dans un espace différent. Il l'a toujours été. Il l'était déjà. En un sens sa carrière ne ressemble à rien, et sa réputation même a du mal a rendre compte de cette différence,("quelque chose d'autre") où il fixe la musique. On ne souligne qu'assez rarement, par exemple, la bizarre gaité de ses mélodies, et qu'il est le grand inventeur d'aires, de thèmes et de chansons, si l'on veut, que le Jazz ait récemment connus. Curieusement sitôt après s'être imposé comme le seul novateur après Charlie Parker ou Dizzy Gillespie, il disparaît. Il n'était pas du genre a s'imposer. Timide, aimable et réservé, il n'aura mené sa musique qu'escorté par un espèce de scandale permanent qui ne lui ressemble pas. En scène il paraît gêné comme un jeune mal assuré. Il connaît parfaitement sa propre capacité d'invention, son entêtement qui s'est imposé à lui, mais il semble toujours le premier surpris que sa musique dérange à ce point...

2-7-08-ornette15 2011

 

Première étape importante dans sa vie, la Nouvelle-Orléans, puis il s'installe à Los-Angeles. Garçon d'ascenseur le jour, il étudie l'harmonie la nuit, ou l'inverse, et approfondit la théorie musicale tout en développant un style sans précédent, pratiquement atonal, sur des bases rythmiques apparemment flottantes, qui rompent avec les principes habituels de l'harmonie.

Virgin Beauty

 

THE ROOTS @ Meltdown, feat. Ornette Coleman, David Murray...