Déjà évoqué par ici la sortie d'un livre fin août ( http://issuefractale.canalblog.com/archives/2013/05/20/27178932.html) qui appartient à la grande famille de la rentrée littéraire prochaine, voici la présentation de ces cousins, en attendant la confirmation de cette tendance qui ne peut que nous réjouir. Mention spéciale à l'éditeur 13e Note qui publie deux livres que nous étions nombreux a attendre...les voilà enfin !

 

Hampton Hawes

C’est sur un air de be-bop, dont il fut une figure emblématique, qu’Hampton Hawes raconte son histoire passionnante. Fils d’un pasteur presbytérien, grand pianiste accro à l’héroïne, jeté en prison pour cette raison puis gracié par Kennedy en 1963, Hawes a côtoyé Nica Rothschild et a joué aux côtés des géants du jazz américain dans les années 1950-1960 : Charlie Parker, Billie Holiday, Charles Mingus. Cette autobiographie, composée à l’aide de Don Asher, retrace sa vie musicale et personnelle tourmentée, de Los Angeles à la Corée, en passant par New York et Paris. Écrite dans une langue familière extrêmement vivante, elle est, selon l’avis du grand journaliste Gary Giddins, « une contribution essentielle à la littérature consacrée au jazz. »  

Parution septembre 2013

 

 


 

Ry Cooder

Los-Angeles est le dénominateur commun de toutes ces histoires qui retracent la vie de laissés-pour-compte débrouillards. Musiciens, tailleurs, dentistes, femmes au foyer et pornographes, habitants de Venice Beach ou de Santa Monica dans les années 1950, tous revivent sous la plume de Ry Cooder. L’auteur raconte la vie des classes laborieuses, les événements simples et parfois étranges qui rythment leur quotidien. Réflexion sur Los Angeles ou apologie d’un temps révolu ? Situations réalistes ou magiques ? C’est au lecteur de lire et de trancher.

Parution aout 2013

 

ManuelelnegroLes plus vieux cantaores d'Andalousie connaissent par coeur des milliers de couplets anonymes, hérités du répertoire traditionnel, dont les vers jaillissent spontanément, mot pour mot, dans leurs conversations, donnant aux palabres nocturnes des allures de jeux floraux, de joutes de poètes. Confrontant ses deux héros, purement romanesques à des figures bien réelles de ce mundillo dans lequel il s'est longuement immergé, c'est cette "langue  flamenca" que réinvente David Fauquemberg et, avec elle la fièvre de ceux qui la parlent, leur foi acharnée en la beauté, en l'art qui sublime toutes les âpretés de l'existance.

 

Parution août 2013


 

Roman BoddahD'ordinaire les amis imaginaires s'éteignent de mort naturelle, peu à peu négligés par ceux qui les ont inventés. Pas Boddah, pendant les vingt sept années de sa courte vie, Kurt cobain n'a jamais cessé de s'adresser à son double. Dès lors, qui mieux que Boddah pouvait retracer le parcours de cette météorite trash que fut Kurt, entre musique,héroïne et amour fou ?

Parution Août 2013


Folles de Django

 
Si sa musique est dans toutes les têtes, la vie du plus grand guitariste de jazz, Jean Reinhardt dit Django, elle, est moins connue. Rien ne prédisposait ce gamin né en 1910 dans une roulotte au lieu-dit La Mare aux Corbeaux, près de Charleroi, à devenir le roi du swing. Rien si ce n'est ce caractère hors norme, instinctif, enfantin, capricieux, inspiré... En un mot génial. Parmi les rencontres qui lui ont permis de passer de l'ombre à la lumière, Alexis Salatko recrée trois anges gardiens aux noms de symphonies : Maggie l'Héroïque, Jenny la Pathétique et Dinah la Fantastique. Trois générations de femmes enragées de jazz, folles de Django, qui ont cru en lui et l'ont accompagné au long de sa flamboyante carrière. Dès l'âge de douze ans, la virtuosité de Django sidère le public des cafés parisiens. Il enregistre son premier disque à dix-huit ans. Il ne sait ni lire ni écrire. Encore moins déchiffrer une partition. Bientôt, il est invité à jouer à Londres, mais un drame survient qui va bouleverser sa vie : un incendie ravage sa roulotte, brûlant grièvement Django et sa femme. Le couperet tombe à l'hôpital : deux doigts de sa main gauche n'ont pu être sauvés. Il ne jouera plus. Django ne peut envisager sa vie autrement qu'en musique. « Bien sapé, oisif et admiré de tous » : seule sa guitare peut lui faire toucher l'idéal manouche. Durant les dix-huit mois qu'il passe à l'hôpital, il développe une technique guitaristique unique et fait de son handicap un attribut exceptionnel. Avec le violoniste Stéphane Grappelli, ils créent une musique innovante qui remporte vite un grand succès. Pendant la guerre, Django est le roi des nuits parisiennes. Mais un Manouche doit se faire discret, et il vaut mieux pour lui filer en zone libre... Après la guerre, Django fait une tournée aux États-Unis, en compagnie de Duke Ellington. À son retour, son jeu est plus inspiré que jamais.