vibrations

Les jours se suivent et les nouvelles se ramassent à la pelle. De ma lucarne, je comprends mal le fait que les choses s'accélèrent et qu'il semble impossible d'enrayer cette chute en série. La musique est en danger dans l'indifférence générale. Je m'explique, l'opinion publique semble sensibilisée au fait de ne pas manger n'importe quoi, d'éviter de respirer trop de particules fines. Et (aussi) de perdre du poids à l'approche de la période estivale  (ce qui permettra de briller sous le soleil au zénith)...

Mais est-ce que la fin d'une enseigne comme VIRGIN, la disparition des disquaires/libraires HARMONIA MUNDI ou l'arrêt annoncé du magazine suisse VIBRATIONS viennent compléter ou enrichir les conversations aux terrasses de café ? Est-ce que l'on échange sur ces préoccupations en

virgin

réfléchissant à leurs conséquences à court et à moyen terme ? Pourquoi les soutiens, les mouvements semblent si discrets aux alentours ?  Ces valeurs appartiennent-elles définitivement au passé ? Le plaisir de lire un rédactionnel autour de la musique, de prendre plaisir a fouiller des bacs aussi différemment achalandé suivant les structures. D'apprendre, d'être orienté, aidé par une personne qui propose des choix.  Bref l'on parle bien ici de diversité d'offres, de multiplications de goûts basé sur des connaissances qui permettent d'approffondir

Hm

et d'en comprendre le sens. Et que dire des gratifications générées quand on sait que chacun à sa manière participe à une aventure commune, fais suivre les informations. Les plus grandes complicités prennent souvent leurs sources grâce aux joies communes.

Pour certains tout cela sonne comme une évidence, confirmation de notre monde contemporain, d'autres ont du mal a accepter ce cynisme ambiant et surtout cette volonté d'accélérer les choses...je compte toujours sur mes congénères pour réagir et saisir l'enjeu et le préjudice occasionné par ces acteurs qui disparaissent. Je tiens ici a rendre hommage a toutes les personnes curieuses, passionnées, sincères qui ont partagé leur goûts et passions pour et autour de la musique, ces travailleurs de l'ombre. Et rappeler que rien n'est vain, surtout dans ce domaine. Pour ceux qui en doutent, n'hésitez pas (re)découvrir ce documentaire "Sugarman" de Malik Bendjelloul sur le musicien Sixto Rodriguez...