The boxeur

The Boxeur de Fractal Distorsion

De nombreuses personnes qualifient ce sport comme un art. Pas si etonnant alors que son histoire traverse la litterature, et bien évidemment la musique. Quelques exemples, quelques coups ici et là compilé pour un fameux CQFD. Déjà traité sur ce blog, la preuve en image

http://issuefractale.canalblog.com/archives/2012/03/11/23730787.html

 

Hemingway rêvait d’un concours du meilleur écrivain disputé aux poings.

 

oates

Le championnat n’est toujours pas répertorié dans les disciplines olympiques, mais la boxe inspire les écrivains, dont Joyce Carol Oates. Son fameux De la boxe, longtemps épuisé en France, reparaît aux éditions Tristram, dans leur nouvelle collection de poche « Souple ». Plus que d’une reparution, parlons d’un inédit, puisqu’il s’agit de la première traduction intégrale, par Anne Wicke, de cet essai paru en 1987 puis 1995 aux Etats-Unis. La boxe, « sport terrible », est à l’image d’un « combat pour la survie », disait Rocky Graziano, ancien champion du monde des poids moyens cité par Joyce Carol Oates en ouverture de De la boxe. L’écrivain explore un « mystère » qui la fascine depuis son adolescence, « expérience émotionnelle impossible à formuler, primitive comme la naissance, la mort, l’amour physique ». A travers ce sport, c’est une part de sa vie que révèle l’auteure, le rapport à son père qui lui fait découvrir les combats dans les années 50, un spectacle qui « a touché quelque chose de très profond en moi. Il y a là un mystère que j’essaie de percer ».

« Aucun autre sujet n’est, pour l’écrivain, aussi intensément personnel que la boxe. Ecrire sur la boxe, c’est écrire sur soi-même — aussi elliptiquement et aussi involontairement que ce soit. »

Les pages qu’elle consacre à la boxe tiennent d’une étude théâtrale, ontologique : « la boxe est notre théâtre tragique. L’individu réduit à lui-même ». Il ne s’agit pas d’un sport comme les autres mais de la vie, dans sa violence, ses combats, sa beauté, en somme « une infernale métaphore littéraire. La vie est comme la boxe, sous bien des aspects dérangeants ». Nombreux sont les parallèles que tisse Oates entre la boxe et d’autres champs ou notions. Ce sport est pour elle, aussi, une « histoire de l’homme noir en Amérique » comme une étude des « limites de la civilisation », « ce qu’être « humain » veut dire, ou devrait vouloir dire ».

Dans cet essai, dont chaque chapitre trouve sa source dans la citation d’un champion de la discipline, Oates rappelle les bases (catégories de poids, coups). Elle dresse un historique de la discipline — des gladiateurs aux boxeurs actuels — mais aussi de sa représentation journalistique, romanesque, cinématographique. Elle analyse le circuit, le rapport du public au spectacle et dresse un parallèle constant entre la boxe et les arts (« plus proche de la musique et de la danse que du récit (…) dans un lieu qui se trouve au-delà des mots »), la boxe et la littérature : « chaque match de boxe est une histoire — un drame sans paroles, unique et très condensé (…) une histoire capricieuse, dans laquelle n’importe quoi peu arriver ». La boxe est un concentré dramatique, propre donc à être mis en mots, ce que prouve magistralement ce texte.

Joyce Carol Oates, De la boxe, traduit de l’anglais (USA) par Anne Wickle, Tristram, « Souple », 256 p., 8 € 95

 ... De retour en France à l'ABC, au printemps 1948, Edith Piaf fait un nouveau triomphe, avant de repartir en juillet, aux États-Unis, où elle a une liaison avec Marcel Cerdan. Pour la première fois, la chanteuse ne s'est pas amourachée d'un chanteur. A l'automne, une chanson d'Edith Piaf est classée en Angleterre dans le tout nouveau classement des "singles". Au printemps 1949, Piaf triomphe de nouveau sur Paris toujours à l'ABC, puis repart pour New-York. L'avion de Cerdan s'écrasera quand il voudra la rejoindre. Elle est brisée par sa disparition. Drogues et alcools vont devenir son refuge le plus sûr. Elle ne pourra revenir que début 1950 à la salle Pleyel, elle chante "L'hymne à l'amour", chanson à la mémoire de Marcel... 

M Ali

 à la mémoire de Jeff...

La vie de Muhammad Ali a inspiré  des livres, fringues, modes diverses, films (When We Were Kings, Ali)...Mais c'est surtout son combat contre George Foreman, à Kinshasa en 1974, baptisé " The rumble in the jungle" ("Le combat dans la jungle"), qui a peut être suscité le plus d'écrits. Acmé de la carrière d'Ali, qui reconquit son titre de champion du monde à cette occasion, cette rencontre au pays de Mobutu est celle que raconte Norman Mailer dans "Le Combat du siècle". Ce dernier avait été envoyé par le mag "Playboy" pour couvrir l'évènement. D'autres écrivains étaient sur place, tel George Plimton qui relatera cet épisode dans son livre "Shadow Box", ou encore le pape du gonzo Hunter S.Thompson qui, d'après la légende, aurait préféré rester dans la piscine de son hotel pendant le combat...

 

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Prince Buster

 

Bon nombre d'artistes jamaicains sont d'abord passé par la case boxe (Prince Far I, Toots...)avant leur aventure musicale, des combattants pour la plupart qui ont toujours été fasciné par ce sport, peut être en rapport avec leur propre vie ?

01. Bacca - George Foreman
02. The Harry J All Stars - George Foreman Version
03. Big Youth - Big Fight (Aka Joe Frazier)
04. Big Youth - Foreman Versus Frazier
05. The Upsetters - Sunshine Showdown
06. Big Youth - (Foreman Versus Frazier) Round Two
07. Dennis Alcapone - Joe Frazier Round Two
08. Charlie Ace - Superchamp
09. Derrick Morgan - Black Superman (Muhammad Ali)
10. The Aggrovators - Black Superman (Muhammad Ali) Version
11. Dennis Alcapone - Cassius Clay
12. Trinity - Muhammad Ali (Blackbeard Version)
13. King Tubby & The Aggrovators - Knock Out Punch

PUNCH14. Dennis Alcapone - Muhammad Ali
15. Clancy Eccles - Fight
16. Derrick Morgan - The Great Musical Battle
17. Prince Far I - Natty Champion
18. The Dynamites - Joe Louis
19. Trinity - Muhammad Ali

 

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En sous-titre de ce livre fascinant, on trouve ce qui pourrait être sa devise, sa leçon de vie: «la vie ne prend pas de gants.» En effet, dans ce recueil de nouvelles, ou plutôt ce «roman en douze rounds», se voit illustrée ce qui représente peut-être l’essence même, de la boxe, c’est-à-dire un combat contre soi-même. Dans une langue précise, à la discrète musique, d’où surgissent quelques images saisissantes, Froissart nous brosse les portraits, entre imaginaire et réalité, d’hommes dont le destin fut la gloire: souvent éclatante, parfois douloureuse, toujours éphémère.

 

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