Reggae_soul

EN 1966, le premier succès, "Bam-Bam"....

toots2013... " J'ai entendu tellement de versions différentes...Certains pensent que "Bam-Bam" représente la détonation des flingues, d'autres prétendent que c'est le bruit d'un enchaînement droite-gauche avec les poings. tout cela est faux. au départ ce n'est pas une chanson de rudeboy. Je l'a écrite d'une humeur joviale, comme quelque chose de sucré, une ballade. Je n'ai rien voulu dire de particulier, simplement qu'il ne faut pas ennuyer les gens pour rien. Mais ce n'est pas un morceau agressif, et j'aurai aimé que personne ne le détourne d'une façon hostile. La première fois je l'ai chantée lors d'un concours dans un festival au début des années 60. C'était le premier grand festival de musique à Kingston depuistoots_hibbert_maytals_140 l'indépendance de la Jamaïque. J'ai gagné le premier prix avec ce titre. Le lendemain, tous les habitants de Kingston avaient ma mélodie sur les lèvres."... " ...

Case prison, en 1967 ?

... " Je ne suis jamais allé en prison. Aprês être devenu célèbre grâce à "Bam-Bam", j'ai signé mon premier contrat pour une grande tournée organisée par chris Blackwell à l'étranger, avec d'autres chanteurs jamaïcains. Je venais de percer soudainement et j'ai doublé d'autres artistes qui espéraient glaner une place dans cette tournée. Mais ils avaient des managers très influents qui ont soudoyé trois flics, et ces flics m'ont embarqué en prétendant avoir découvert un paquet de ganja chez moi. c'était bidon, bien sur, je ne fumais même pas à l'époque. Ca leur a servi de prétexte ska__20rock_20steady__20prince_20buster__20skatalites__20bob_20andy__20toots_20and_20the_20maytals__20desmond_20dekker_0pour m'enfermer dans un camp de soldat à la campagne. Ce n'était pas vraiment une prison, mais ils m'ont tout de même séquestré pendant huit mois. La tournée de Blackwell s'est faite sans moi, et l'artiste dont s'occupaient ces bandits - je préfère ne pas citer son nom -, a pu y participer. Plus tard les trois flics m'ont avoué qu'ils avaient touché 20 livres chacun pour ce sale boulot. "...

Avec la liberté retrouvée, le titre" 54-46 was my number " en rapport avec cette captivité devient un énorme succès sur l'île... Trio

... " Les paroles me sont venues spontanément pendant mon incarcération. Comme les autres paroles de mes chansons c'est mon imagination. Je n'avais pas de numéro d'écrou dans le camp de soldats, j'ai inventé ce refrain."... "...

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Le spirituel dans son oeuvre

..."J'ai toujours adoré les églises. A mon époque, les paroisses n'essayaient pas d'amasser de l'argent et gagner de l'influence, c'était un endroit magnifique pour apprendre à chanter et à prier Dieu. Les jeunes vont moins à l'église, ce qui explique peut être l'abondance de deejays et le manque de véritables chanteurs dans la nouvelle génération. On m'a parfois appelé "rasta" et ça ne me dérange pas. Je ne prie pas Selassié, mais ma musique est droite. Mon coeur est propre. "...

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Le groupe, un trio vocal "classique", se forme dès 1962 et conserve jusque dans les années 70, une place prépondérante parmi les formations vocales jamaîcaines, tour à tour produit par Coxsone Dodd, Prince Buster, Leslie Kong et bien plus tard par Chris Blackwell.

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Malgrè une interruption de deux ans pendant laquelle Toots, l'un des membres purge une peine de prison (???) pour possession de marijuana.

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Après une nouvelle carrière va démarrer avec entre autres le morceau "Do the Reggay" (1968), le premier morceau a employer le mot "Reggae" !

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