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" Ca ne veut rien dire

si ça ne swingue pas ! "

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" It don't mean a thing if it ain't got that swing ! "

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" Vous devez savoir comment votre soliste joue au poker "

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Duke manie les couleurs sonores avec l'art d'un peintre disposant sur sa palette des trompettes Rex Stewart, Cootie Williams...des trombonnes Lawrence Brown, Tricky Sam, Juan Tizol, sans oublier la clarinette fluide de Barney Bigard, le saxo alto suave de Johnny Hodges ou le baryton âpre de Harry Carney.

Avec la cerise ur le gâteau, les envolées veloutées du saxo de Ben Webster. Et ce jeune génie de la contrebasse Jimmy Blanton, voici les musiciens autour de lui en 1940.

Ben_Webster

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EDWARD KENNEDY "DUKE" ELLINGTON (1899-1974)

Pianiste, chef d'orchestre, compositeur et arrangeur issu de la petite bourgeoisie noire de Washington, il deviendra l'un des génies du Jazz. au fil des décennies, il va s'entourer de musiciens remarquables pour créer et toujours renouveler un son unique. C'est d'abord, à la faveur de la mode exotique, la période jungle (symbolisée par le jeu avec sourdine wa-wa du trompettiste Bubber Miley). Duke anime les soirées du Cotton Club, la boîte branchée de Harlem (Creole Love Call, 1927).

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Puis il évolue à la fois vers des thèmes populaires (Solitude) et des arrangements plus sophistiqués (Koko, 1940), toujours sensible à la culture (Echoes of Harlem).

" Prenez mon "Harlem Air Shaft". [...] c'est une cour de Harlem : on entend des scènes de ménage, des gens qui font l'amour, on sent des odeurs de cuisine. "

Extrait d'un entretien (1956)

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Avec l'apport de l'arrangeur Billy Strayhorn, duke renouvelle la formule pour pouvoir pousser plus loin encore le mariage de la danse et des orchestrations (Perdido). après les années quarante, le personnel évolue peu à peu avec notamment Paul Gonsalves et Ray Nance. Cultivant les suites plus ambitieuses (A tone parallel to Harlem), comme les reprises (Caravan), Duke Ellington n'oublie ni les chansons ni le blues et pare le tout des alliages sonores les plus somptueux. Il restera jusqu'au bout un pianiste extraordinaire. Titre symbole : Take a Train (1941).

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A Newport en 1956, "Diminuendo and crescendo in blue", cet arrangement sur le blues déclenche une véritable transe collective lorsque Paul Gonsalves aligne vingt sept chorus d'affilée. cette année là, l'orchestre de Duke Ellington conclue en apothéose le célèbre festival !

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